Dernière mise à jour le : 22-05-2019

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Allocution d'ouverture du Tunisian African Empowerment Forum Congrès co-organisé à Tunis les 22 & 23 août 2017 par le Tunisian African Business Council (TABC), l'Association des Etudiants et Stagiaires Africains à Tunis (AESAT) et le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

M. Le chef du gouvernement, 
Mesdames et Messieurs Les Ministres, 
Chers étudiants, Honorables invités, 
Je suis ravi d'être parmi vous aujourd'hui dans ce grand rassemblement visant la consolidation de la coopération tuniso-africaine autour de l'enseignement supérieur et la formation professionnelle. Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique s'est associé immédiatement et activement à l'organisation de ce forum initié avec le Tunisian African Business Council - TABC. 
Je remercie tous nos partenaires venant de plusieurs pays de notre continent d'avoir répondu favorablement à notre invitation. 
Ce forum est une formidable occasion pour mieux se connaitre et pour développer une véritable stratégie Sud-Sud pour la coopération en matière scientifique et en matière de formation qualifiante. 
Dans mon intervention, je vais d'abord vous présenter brièvement le système universitaire tunisien. Je mettrai particulièrement en valeur la place de l'Afrique dans ce système, et je terminerai par la présentation de la stratégie de coopération que nous avons mis en place pour renforcer les relations entre nos pays. 
Le système universitaire tunisien 
L'université tunisienne a une grande histoire, et c'est probablement pour cela que nous avons réellement espoir de maintenir un niveau élevé et de rattraper les pays les plus évolués. 
L'université Zitouna a été fondée en l’an 737. C'est donc la première université du monde arabe ; 235 ans avant El Azhar du Caire ; et probablement l’une des plus ancienne au monde ; 351 ans avant l'université de Bologne, en Italie, qui est considérée comme la plus ancienne d'Europe. Après l'indépendance, et depuis plus de 60 ans, la Tunisie a misé sur une université moderne qui se place au cœur du développement des ressources humaines, mais aussi au service du développement social, culturel et surtout économique du pays. 
Le système universitaire tunisien est composé d’environ 200 établissements publics, autour de 13 universités, et de 70 établissements privés ; de près de 740 structures de recherche entre centres, laboratoires, unités et écoles doctorales... 
Il est animé par près de 22.000 enseignants chercheurs et profite à 300.000 étudiants. Il est soutenu par un réseau de services aux étudiantssur toute la république (foyers, restaurants, centres culturels et sportifs). 
La Tunisie est fière d'être classée aujourd'hui 1ère en Afrique par le nombre de productions scientifiques rapporté au nombre d'habitants. 
La place de l'Afrique dans l’université tunisienne 
L'Afrique occupe une place toute particulière dans ce système. Une quarantaine de nationalités africaines y sont représentées. Dans les universités publiques, les étudiants africains représentent 74% de l'effectif des étrangers, dont 29% proviennent de l'Afrique subsaharienne. Ce taux est de 98% dans les institutions privées, dont 81% en provenance d'Afrique subsaharienne! 
C'est dire que mettre le savoir faire académique tunisien au service de la formation des cadres africains est une vocation naturelle pour un intérêt partagé et mutuel. 
Par ailleurs, ces dernières années nous avons soutenu plusieurs actions sociales et culturelles organisées par les associations d'étudiants africains qui œuvrent au rapprochement de nos peuples. 
Notre stratégie de coopération avec les pays africains frères 
Je voudrais pour commencer, préciser que l'université tunisienne est aujourd'hui en pleine mutation dans le cadre d'un grand chantier d'une réforme intégrale entamée en 2011, et dont les principales résolutions seront présentées lors des assises nationales de mise en œuvre de la réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui se tiendra en novembre 2017. 
Renforcer la coopération avec l'Afrique s'intègre parfaitement dans l'esprit de cette réforme. 
D'abord, par une plus grande internationalisation: Aujourd'hui les étudiants étrangers ne représentent que 2,5% de l'effectif total. Nous visons à atteindre un taux de 10% d'ici 2022. Et nous souhaitons évidement maintenir la suprématie des étudiants africains. 
Ensuite, parce que nous visons l'accréditation internationale de nos universités. Une condition nécessaire si nous voulons avoir un niveau de qualité reconnu de par le monde. Et l'ouverture à l'international est l'un des prérequis importants de cette accréditation. 
Enfin, parce que la politique de notre gouvernement encourage le partenariat public privé -PPP. Et ce forum en est une formidable illustration : une organisation impliquant deux ou trois ministères etune organisation de la société civile sous le patronage du chef du gouvernement. 
Les deux axes majeurs de notre stratégie de coopération avec les pays africains sont : 
1- Partager le savoir faire et l'expertise tunisienne avec les pays africains qui nous sollicitent pour une approche gagnant-gagnant! 
2- Attirer plus d'étudiants de tous les pays de notre continent. Pour le premier axe, et sans être exhaustif, je peu citer plusieurs exemples concrets de coopérations en cours : 
- Avec la Mauritanie : échange de professeurs et "exportation" du concours national préparatoire aux études d'ingénieurs qui a eu lieu cette année pour la première fois à Nouakchott. Les étudiants mauritaniens n'ont pas eu à se déplacer puisque le concours s'est tenu à l'ambassade tunisienne et une vingtained’étudiants ont réussi et poursuivront leurs études en Tunisie. 
- Avec le Tchad: la Tunisie à travers la faculté de médecine de Sfax va accompagner le Tchad dans toutes les étapes de la création d'une faculté de médecine à Ndjamena. 
- Avec le Mali: nous préparons un plan de formation des formateurs dans 3 disciplines différentes où la Tunisie a développé une expertise importante et que le Mali voudrait aujourd'hui renforcer. 
- Avec le Burkina-Faso: Nous travaillons sur le transfert de notre savoir-faire en matière de gouvernance des parcs technologiques. 
- Avec l'Afrique du Sud: Nous coopérons sur des programmes de recherche en sciences et technologies. 
A ce propos, l'axe de la recherche scientifique peut être intéressant à développer également, d'autant que la Tunisie est un partenaire permanent du programme européen Horizons 2020 et pourrait permettre à ce titre à des équipes de recherche africaines de profiter de ces fonds compétitifs dans le cadre d'un partenariat multilatéral. 
Le deuxième axe, de notre stratégie, est d'attirer plus d'étudiants africains en Tunisie. 
Pourquoi venir étudier en Tunisie? 
- Je pourrais citer la qualité de vie ; 
- Je pourrais citer le climat ; 
- Je pourrais citer la proximité de l'Europe ; 
- Je pourrais citer le multilinguisme ; 
- Je pourrais citer un niveau de vie compétitif, par rapport à des cités comparables ; 
- Je pourrais citer l'excellence des étudiants africains en Tunisie. (Je rends d'ailleurs hommage au lauréat malien de l'université de Jendouba, au Nord-Ouest tunisien, qui a reçu cette année un prix présidentiel!) • Je pourrais citer le niveau d’excellence mondiale de certaines institutions ; 
- Je pourrais citer les avantages des accords bilatéraux qui offrent des réductions, des inscriptions gratuites et parfois même des bourses à nos amis africains (en dépit des moyens financiers limités de notre pays). 
Pourquoi tout cela ?C’est parce-que nous croyons au développant « sud-sud » et aux approches « gagnant –gagnant » qui nous permettront de co-développer nos pays grâce à la mise en commun de nos intelligences. Bien-sûr, il y a encore quelques difficultés à surmonter, telles que l'amélioration et l'assouplissement des procédures administratives, et nous y travaillons ; ou l'ouverture des inscriptions à certaines institutions prestigieuses telle que les Facultés de Médecine ou l'Institut des Hautes Études Commerciales ou encore l’école d’architecture moyennant des frais d'inscription ;et cela sera bientôt possible... Ce ne sont donc que des perspectives positives ! 
Nelson Mandela disait : "L'éducation est sans doute l'arme la plus puissante pour changer le monde". Alors, ensemble utilisons cette arme pour transformer l'Afrique!
Vive le savoir 
 Vive l'Afrique 
Vive l'amitié Tuniso-africaine 
Professeur Slim KHALBOUS 
Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique  
Tunisian African Empowerment Forum 
Tunis - le 22 août 2017

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